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dimanche 27 avril 2014

Les Incroyables Comestibles du tarn au Festival Cinéfeuilles à gaillac

Chers Incroyables,


Voici un point sur l'organisation en cours du festival Cinéfeuilles à Gaillac :

  • Samedi 10 mai à Gaillac : Construction d'un Key Hole Garden
D'ici le  7 mai la mairie de Gaillac nous fait livrer aux emplacements prévus les matériaux nécessaires :
- pour la construction et le remplissage du Key Hole Garden de Catalanis
- pour la butte lasagne en coupe de la salle des fêtes
- pour le grand bac qui sera à l'entrée du cinéma
Le grand bac doit être entièrement planté avant d'être transporté; le key hole et la lasagne étant garnis après leur construction.
Nous prévoyons de construire la lasagne le vendredi  9 et le key hole le samedi  10. 
Une équipe vidéo de façon à filmer entièrement cet évènement qui deviendra la base d'un outil pédagogique;

Si vous souhaitez participer à cet atelier, merci contacter Jean-François afin que nous organisions un co-voiturage !


  • Mardi 13 mai à Albi : Conférence de François Rouillay "Agriculture Urbaine et permaculture : en route pour l'autosuffisance alimentaire avec les Incroyables Comestibles"
Le mardi  13  de  9 à 11h à Champollion petit déjeuner de l'ARPE sur le thème du gaspillage alimentaire
à partir de  11h : visite commentée des jardins de Champollion en liaison Université pour Tous/ CPIE / Incroyables Comestibles.
à 12h30 possibilité de déjeuner tous ensemble au resto Universitaire pour  6€ ( attention :en espèces).
A 13h30 café d'accueil pour pouvoir discuter avec les participants et éventuellement recueillir des adresses de personnes souhaitant recevoir des infos.
A 14h conférence  François Rouillay  "Agriculture Urbaine et permaculture : en route pour l'autosuffisance alimentaire avec les Incroyables Comestibles"

Si vous êtes intéressé par cette journée, merci de contacter Michel afin que nous organisions un co-voiturage !


Cinéfeuille met à notre disposition le soir la grande salle des fêtes de Gaillac. 
Ce serait une super occasion de réunir tous les Incroyables du Tarn : Albi, Castres, Gaillac, Graulhet, Puycelsi et Lavaur autour de François Rouillay et d'un repas partagé sorti du panier; 
Une occasion entre autres de connaître ceux que nous n'avons pas encore rencontrés et aussi de caler entre nous tous ce que nous mettrons en place sur le département, notament pour Biocybèle.

Ce serait bien que chacun fasse connaître ses intentions et ses possibilités auprès de Michel pour cette soirée de façon à valider le plus tôt possible.

  • Le vendredi 16 mai à Gaillac : Soirée Cinéfeuilles avec François Rouillay
Le vendredi soir  François sera invité à intervenir sur les Incroyables entre  19h et  21h. 
A cette occasion, le festival Cinéfeuille invite tous les Incroyables du Tarn à participer à cette soirée
Cela au tarif réduit de  6€ incluant l'ensemble de la programmation dont le buffet. 
Pour info, ces  6€ ne couvrent même pas le prix du buffet!

Là aussi , ce serait bien de faire connaître votre position pour que nous puissions donner un chiffre approximatif aux organisateurs.


Bien sûr tout le monde ne pourra pas être présent partout...
Par contre ce serait bien de prévoir déjà de réserver tout ce qui vous semble possible, aussi bien pour des coups de main de préparation que pour être nombreux à manifester notre présence sur ce festival qui nous ouvre tout grand ses portes.

Contact sur Gaillac : Cathy Coulon 06 82 72 11 79
Contact sur Albi : Henri Bureau 06 83 49 53 49

Bien à vous

dimanche 16 février 2014

CR de notre réunion mensuelle : février 2014

Jeudi 6 février

Incroyables Comestibles / maison des associations


Animatrice de réunion : Maryse
Présents : Jean François, Jèsus , Annick, Marion, Stéphane, Jean Michel, Michel, Isabelle, Vincent, Jeannot, Jennifer, Elisabeth
A l’ordre du jour :
  • Création de l'association Incroyables Comestibles Castres
  • Les projets en cours
  • Les projets à venir
La réunion commence par un rappel des principes de bienveillance :
Respect des personnes et de leur parole, attitude d’écoute active.
Rappel sur le mode de prises de décisions :
Toute proposition sera acceptée au consentement selon ce déroulement :
1. Proposition faite
2. Demande d’éclaircissement
3. Objection
4. Consentement (La levée de toutes les objections vaut adoption.)
  1. L’association
Jean-François rappelle que lors de la dernière réunion la question de l’association a été reportée à cette séance de façon à ce que l’ensemble des sympathisants en soit informé et que ceux qui le souhaitaient puissent être présents lors de la discussion.
Personne ne demandant d’éclaircissements sur la question, l’idée de transformer le collectif en association est acceptée.
Maryse explique qu’il y a possibilité de deux types de fonctionnement :
  • Le modèle d'association classique avec un président, secrétaire, trésorier : Système pyramidal
  • Le modèle collégiale, où tous les membres du bureau sont co-présidents. Ce fonctionnement permet entre membres des comportements égalitaires et responsables.
Maryse lit une proposition de texte pour les statuts et présente les articles un à un ; le nom choisi pour l’association est « Incroyables Comestibles Castres »
Les buts de l’association sont précisés ainsi :
  • créer des espaces de vie, d’échange et d’apprentissage proches de la terre
  • reconnecter les gens entre eux
  • stimuler une production locale
L’association sera composée des membres actifs et des membres bienfaiteurs (banques, personnes offrant un local…)
Maryse et Michel proposent de s'occuper de la comptabilité ; le siège social sera chez Michel dans un premier temps.
Discussion autour du montant des cotisations: l’accord est trouvé pour 10 euros 
Il faut aussi deux mandataires pour démarches administratives
Sont d’accord pour rentrer dans la collégiale constituant les membres du bureau : Jean François, Maryse, Michel, Isabelle, Annick, Jésus, Vincent, Jennifer, Elisabeth, Marion, Jeannot.

  1. Les projets
  • Balade à vélo :
    Compte rendu par Vincent de la balade à vélo Rue de l’avenir/ Incroyables Comestibles dans Castres le 11 janvier : 15 personnes ont fait la balade de bac en bac.
  • Alternatives 2014 :
    Vincent informe que les IC ont inspiré la liste électorale « Alternatives 2014 ». Les présents soulignent l’importance pour eux de ne pas être associés à aucun courant politique ; Marion rappelle que pour travailler avec les élèves des écoles primaires et des collégiens il est impossible d’ajouter une couleur politique à un mouvement qui se veut seulement d’initiative citoyenne.
  • Isabelle propose d’aller à Dourgne aux piscines récupérer des ardoises pour écrire noms plants. L’idée émerge de faire une promenade à La Capelette de Saint Féréol. Une date sera fixée et diffusée sur blog.
  • Fête de la Nature les 17 18 mai à Saix.
Michel, Jésus, Jean-François et Maryse iront le mardi 11 au rendez-vous à la mairie de Saix, avec d’autres associations de Saix. Ils confirmeront la liste des intervenants possibles pour le dimanche 18 mai :
Animations possibles :

- Balade nature : Jennifer plantes comestibles et médicinales
- Création de bacs : Jésus Jean Jeannot
- Distribution de plants
- Permaculture : demander à Henri Bureau
- Association Pétanielle, membre du Réseau des Semences Paysannes : contacter Lydie Collège Jean Jaurès 
- Stand de récupération de graines : comment les conserver ? Contacter Jérome Goust auteur du livre « Le plaisir de faire ses graines »

La mairie de Saïx met un chapiteau et des moyens techniques à notre disposition ; il faut penser à demander du bois pour les constructions de bacs.
Mettre une caisse pour dons libres

  • Cinéfeuille :
    Les IC de Castres iront à Cinéfeuille Gaillac, mais seulement en semaine pour tenir le stand partagé des IC
  •  
     
  • Le projet de jardin partagé à Aillot :Fabrice nous informe que la fête de la Bouriatte aura lieu le 7 juin à Aillot (c’est le même week end que Biocybèle à Graulhet). es éducateurs mènent enquête auprès des familles pour connaître les savoir-faire et les envies ; l’enquête sera terminée en février. Le but est que ce soit un projet des habitants, pas des éducateurs. C’est un projet avec un fond social pour créer du lien.

Le 7 juin : fête du quartier mais il faut que gens puissent être dans le « faire » et repartent avec leurs bacs.
Il y a déjà un potager mis en place avec les jeunes, il va s’ouvrir aux familles puis s’il fonctionne on agrandira dans un second temps les espaces

3. Prochaine réunion :

La prochaine réunion aura lieu à la maison des Associations le jeudi 6 mars à 20h00 : Annick sera animatrice, aidée par Maryse.

samedi 8 février 2014

Les Incoyables Comestibles au collège Jean Jaurès à Castres

Dans les classes de 5e et de 4e, des élèves ont constitué un groupe d'action appelé les éco-délégués avec pour projet de réaliser un atelier de jardinage. 

Des séances de travail ont été organisées pour décider des réalisations qui vont être lancées sur les terrains du collège pour faire l'expérience de l'activité de culture d'un jardin potager. C'est dans ce cadre que la rencontre avec les Incroyables Comestibles a été organisée. 

Les élèves racontent sur leur site internet les fruits du partage.

+ d'infos ici !

dimanche 26 janvier 2014

La Fete de la Nature à Saïx

COMPTE RENDU REUNION SAIX

Mairie de SAIX le 20 JANVIER 2014






Présents :  
Pour IC : Michel et Elisabeth.

Mairie de SAIX : Marybel Carlier, un élu

Association des jardins familiaux de SAIX



La date de la manifestation est confirmée pour le we des 17 et 18 mai 2014 .


Le vendredi 16 l'évènement pourrait débuter en soirée par une conférence de François DELONNAY avec un ciné/débat autour de 2 documentaires sur les semences et le brevetage du vivant.


Le samedi 17 pourrait être la journée des conférences avec différents intervenants .

  • Robert Morez (Ardèche) : ingénieur agronome, auteur, formateur, référence en agro-écologie. Présentation des fondements de l’agro-écologie + animation création d’une butte sandwich.
  • Jérome Goust (Tarn) : Agriculteur, auteur, conférencier et militant écologique depuis 40 ans. Animation autour du thème de faire ses propres semences et / ou le solaire.
  • Francis Pautrat (PO) : Jardinier et Apiculteur en bio-dynamie. : Animation autour du rucher écologique et/ ou la bio-dynamie.
  • Michael Georget (PO) : Vigneron en bio-dynamie. Animation autour des vins nature et de la bio-dynamie.
  • Henri Bureau (TARN) : Animateur et formateur en permaculture . Animation autour des principes et techniques de la permaculture.
  • Et autres, à définir...



Nous aurions la possibilité de faire un stand IC sur la place de la mairie le samedi matin de 10H à 12H (proximité des commerces et fréquentation importante ). Le matériel peut être stocké au préalable dans une pièce sous la mairie.


Le dimanche 18 serait davantage consacré aux animations et stands sur une esplanade au bord de la rivière, là où se déroule habituellement les journées nature.

Nous avons proposé les animations suivantes :

  • stand d’échange de graines et de plants .
  • atelier de fabrication de bacs,
  • ballade nature / avec découverte de plantes comestibles (possibilité de parcourir un arborétum privé qui avait été ouvert à la visite les années précédentes par le propriétaire).

La mairie va contacter les associations qui ont déjà participé à cet évènement : ex : le kayak, poney, pêche, pétanque, MJC, bibliothèque municipale, vanniers, association patrimoine, parents d’élèves etc….pour participation éventuelle .

Présentation de l’activité des jardins familiaux de SAIX .

Caroline a prévu de proposer un atelier de fabrication d’arrosoirs en zinc.

La pétanque peut éventuellement tenir une buvette.

Le principe d’un pique-nique à partager a été retenu .

Eventuellement un vide-jardin pourrait être organisé.



Logistique: Post réunion, Madame CARLIER a confirmé la réservation d’un chapiteau (communauté de commune), capacité environ 100 places.

La mairie peut mettre à disposition du matériel sono, vidéo, des chaises, des tables, un podium. Etc….


Actions à mener pour la prochaine réunion : confirmation de la venue des intervenants et coûts associés.



La prochaine réunion est fixée au mardi 11 février à 18h00 à la mairie de SAIX ;


mardi 14 janvier 2014

Réunion d'information du mois de décembre

Petit retour sur la réunion d'information "Incroyables Comestibles" que nous avons animé le jeudi 12 décembre 2013 à la maison des associations de Castres.




Après avoir partagé un petit moment d’échange convivial, cette réunion démarra avec une grande question : « La ville de demain, sur la Nouvelle Terre, vous la voyez comment ? ».

Les réponses furent touchantes et motivantes : TOUTES les personnes de la salle rêvent à une ville plus solidaire, plus verte, plus joyeuse, plus autonome, …

A la suite de cet échange, nous avons découvert à l'aide d'un diaporama comment cela PEUT EXISTER !
  
Comment, par exemple, il y a encore 70 ans, nos territoires étaient autonomes,
  • Comment la terre peut être généreuse et abondante,
  • Comment une ville en pleine crise a créé un nouveau modèle de vie, à plus de 80% autonome en moins de 3 ans,
  • Comment les modes de vies et les mentalités peuvent évoluer positivement et rapidement…

Puis un reportage « Incredible Edible Todmorden » fut diffusé ; celui-ci nous montra concrètement et en image l’expérience de la ville de Todmorden.

Pour finir, nous réfléchîmes ensemble à des projets réalisables à Castres, par exemple :
  • La maison de quartier d’Aillot est intéressée pour s’associer au mouvement des incroyables comestibles avec son potager, vecteur de mixité sociale.
  • L’association « Rue de l’avenir », prônant les déplacements doux sur Castres, souhaiterait animer une balade durant laquelle visiter les initiatives incroyables comestibles déjà existantes sur Castres.
  • Le centre social de Lameilhé souhaiterait mettre en place un jardin partagé en lien avec les Incroyables Comestibles
  • Une personne habitant près de la gare SNCF se propose de prêter un local à réaménager pour des ateliers (création de bacs…).
 …


Après avoir partagé quelques gâteaux et boissons, nous nous sommes donné rendez-vous le jeudi 9 janvier 2014 pour une réunion d’organisation, afin d’avancer concrètement dans la réalisation des divers projets.



Article rédigé par Jennifer.






dimanche 5 janvier 2014

C'est partit pour 2014 !!!


L'année 2013 nous a réunis à Castres autour d'un magnifique projet de solidarité et de partage, et nous avons collectivement donné naissance à notre groupe Incroyables Comestibles. Ensemble nous avons terminé cette année avec plein de projets dans la tête et dans nos cœurs...


Voilà, 2014 est là, nous avons rendez vous dès ce jeudi 9 janvier à la Maison des Associations de Castres pour nous retrouver et préparer ensemble ces prochains 365 jours où nous allons pouvoir semer des graines de partage et réaliser nos projets d'abondance !!!

La réunion "Incroyables Comestibles" débutera à 20h30.

Pour ceux qui le souhaitent, vous pouvez nous rejoindre dès 19h00 pour un moment de convivialité autour d'un repas ... (Pensez à emmener un plat à partager et vos couverts!!!)

Meilleurs Vœux 2014 !

 

mardi 31 décembre 2013

Les premières villes comestibles arrivent !

Plutôt que dépenser des dizaines ou des centaines de milliers de livres sterlings pour tailler les platanes, soigner les rosiers et tondre les gazons, de plus en plus de collectivités britanniques décident de transformer leurs espaces verts en paysages comestibles avec la participation des habitants ravis.

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La ville de Leeds, du comté du Yorkshire de l’Ouest, dans le nord de l’Angleterre se lance avec ses 700.000 habitants, ils s’engagent tous azimuts pour être autonomes et vont réussir, c’est déjà bien parti comme pour plus de 50 communes en Angleterre. L’autosuffisance alimentaire est en marche !

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Toutes les écoles participent, de la maternelle au collège et au lycée, jusqu’à l’université. Comme à Todmorden, les cours de récréation sont transformées en jardins potagers par les élèves qui produisent les fruits et légumes qu’ils mangent à la cantine. L’enseignement de l’agro-écologie fait partie de tous les programmes scolaires. 

Les campus universitaires deviennent des espaces d’expérimentation de l’agriculture urbaine par la participation citoyenne, comme à l’université Champollion à Albi, ou à l’Université Blaise Pascal à Clermont-Ferrand, ou encore sur les terrains de la Fac d’Angers. 

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Cinq ans pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, avec les Incroyables Comestibles, c’est aujourd’hui possible. La population de Todmorden s’est fixé 10 ans pour atteindre 100 % d’autosuffisance alimentaire en s’approvisionnant en nourriture exclusivement locale sur un rayon de 50 miles, soit sur une aire de 80 kilomètres à la ronde autour de la ville. En octobre 2011, une enquête a révélé de 83 % des produits consommés par les ménages provenaient du local.

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Ce que Todmorden a réalisé en 4 ans, il est à présent possible de le faire en 10 mois, le temps d’une saison et de sa récolte car toute l’expérience Incredible Edible est partagée gratuitement avec toutes les collectivités qui le désirent. C’est le choix que la ville de Leeds a fait à son tour. 
 
En transformant l’espace public en jardin potager GÉANT et gratuit, la nourriture à partager devient une ressource ABONDANTE alimentée par TOUS et accessible à CHACUN.
Avec les INCROYABLES comestibles, si chacun fait un geste, on change la VILLE. Et si on s’y met TOUS, on change le MONDE !


Source de l'article ici !

lundi 30 décembre 2013

Les graines de partage ont été semées à Gaillac ...

C’est au cours du mois de septembre 2013 que les citoyens jardiniers solidaires de la ville de Gaillac ont décidé de lancer le mouvement participatif citoyen des Incroyables Comestibles dans leur commune. Après avoir partagé l’expérience des programmes lancés dans le département à Graulhet, Castres et à Albi, les premiers volontaires se sont mis en marche pour rendre possible la co-création joyeuse de l’abondance partagée sur leur territoire.

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Les gaillacois ont choisi de suivre la méthode simple en 5 étapes pour conduire la démarche participative dans la commune. La première étape a consisté à se prendre en photo devant la pancarte d’entrée de ville pour acter l’intention délibérée d’engager le processus citoyen sur le territoire. La photo a été communiquée et mise en ligne sur le blog qu’il est possible de consulter à partir du lien ICI.

Ni une, ni deux, les citoyens jardiniers solidaires se sont postés en différents endroits de la ville pour offrir les fruits et légumes produits dans les jardins de manière à sensibiliser les habitants à la nourriture locale et les inviter à rejoindre le mouvement citoyen sans frontière des Incroyables Comestibles. Les gens ont été surpris de la démarche et ravis de découvrir à quel point il est simple de créer l’abondance partagée sur le territoire par les coopérations solidaires.

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Samedi 5 octobre, les Incroyables jardiniers ont construit leur premier bac de culture des fruits et légumes pour produire la nourriture à partager dans la ville. Une fois le le travail terminé, le magnifique support en bois a été déposé devant le garage solidaire alternatif partenaire du projet citoyen. Un revêtement de protection a été déposé à l’intérieur pour contenir la terre et accueillir les premières plantations.

Source de l'article ici !

lundi 23 décembre 2013

Les espaces verts et les jardins publics bientôt libérés de la pollution des pesticides

Finis les herbicides épandus dans les parcs et les jardins publics, terminés les pesticides vendus dans les grandes surfaces...
Une proposition de loi vise à interdire l’usage des pesticides par les collectivités locales et à encadrer plus strictement leur commercialisation aux particuliers. « Nous allons travailler avec les associations, les consommateurs et les jardiniers, pour faire connaître les alternatives qui existent », assure le sénateur écologiste Joël Labbé, auteur du projet de loi.


Première utilisatrice de pesticides au niveau européen, troisième à l’échelle mondiale, la France détient un triste palmarès. Aujourd’hui, l’agriculture représente 90 % de l’utilisation des pesticides. Les 5 à 10 % restants sont utilisés par les collectivités territoriales qui épandent des herbicides sur leurs espaces verts et par les particuliers pour leurs jardins. Ces usages non agricoles des pesticides représentent environ 10 000 tonnes chaque année, avec des impacts sur l’eau loin d’être négligeables.
« Les quantités d’herbicides sont appliquées en ville sur des espaces imperméabilisés comme les voiries ou les parkings. Tout est lessivé directement vers les cours d’eau », relève Joël Labbé, sénateur d’Europe Écologie Les Verts du Morbihan. En utilisant des doses plus importantes, les jardiniers mettent aussi leur santé en danger, précise l’élu, qui a décidé de s’attaquer aux pesticides dans un projet de loi adopté le 19 novembre au Sénat. « Ce texte se concentre sur ce sur quoi nous pouvons légiférer sans délai ».

Amplifier la démarche « Zéro phyto » des communes
Le texte adopté prévoit l’interdiction, en 2020, de l’utilisation des produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, des forêts ou des promenades accessibles au public. Joël Labbé, qui est aussi maire de Saint-Nolff a déjà banni l’usage des pesticides dans sa commune depuis 2007. Ce qu’on appelle le « zéro phyto », sans produits phytosanitaires. Mais sa démarche s’inscrit dans un mouvement beaucoup plus vaste. « 10 % des 36 000 communes françaises approchent le zéro phyto. Ce chiffre monte même à 60 % pour les communes de plus de 50 000 habitants », précise t-il. « Nous montrons que ça marche ! »
3 500 communes ont déjà banni les pesticides de leurs espaces publics.

Interdire la vente de pesticides dans les grandes surfaces
La vente de pesticides « pour un usage non professionnel » – c’est à dire dans les jardineries et grandes surfaces – à destination des particuliers, sera également interdite à partir de 2022. Un pas a déjà été franchi dans les rayons des magasins Leclerc en Bretagne qui pourra peut-être faire tâche d’huile.


Bataille législative sur les usages agricoles des pesticides
Pour accompagner cette dynamique, l’article 3 du projet de loi prévoit une étude sur les freins juridiques et économiques empêchant la commercialisation des « substances alternatives », telles que les purins de plantes. 
Cette proposition de loi, qui a fait l’objet de plus de 3 000 contributions via la plateforme Parlement-et-citoyens.fr, sera soumise au vote de l’Assemblée nationale le 23 janvier prochain. 

Source de l'article ici !

dimanche 15 décembre 2013

Les Incroyables Comestibles d'Albi retournent à l'Université !!!

"Quinze arbres fruitiers ont été plantés"

En novembre ils avaient préparé le terrain. Rebelote ce samedi, les jardiniers étaient encore à l’œuvre sur les plate-bandes de Champollion avenue Franchet-d’Esperey. Ils étaient une bonne trentaine à planter une quinzaine d’arbres fruitiers. Une initiative cosignée des Incroyables comestibles, des stagiaires en permaculture de l’Université pour tous, de l’association d’étudiants Envisage, et du verger conservatoire de Puycelsi. Ce dernier a sélectionné des espèces adaptées au lieu, au développement modéré et moins gourmandes en eau.





Avant de planter amandiers, pêchers, brugnoniers, poiriers, figuiers et noisetiers, Isabelle Calvière directrice du Conservatoire des espèces anciennes a prodigué des conseils pour une plantation réussie. Maria la voisine d’en face, sensible à la démarche, a spontanément donné un pêcher de son jardin. Ce qui fait dire à Pascale, qui adhère aux Incroyables comestibles, «que ces initiatives sont géniales d’un point de vue social. Les gens s’arrêtent, posent des questions, osent se servir de légumes ou pas. Cela déclenche des choses intéressantes.»

En janvier une journée taille sera organisée, des fruits rouges seront mis en place et le potager planté en mars ; le tout constituera un jardin forestier, vitrine de la formation en permaculture de l’Université pour tous que conduit Henri Bureau, coprésident des Incroyables comestibles d’Albi. L’association tente de multiplier en ville ces initiatives sympathiques et altruistes (la production étant gratuite et à tout le monde), sur des terrains privés prêtés par leurs propriétaires ; des bacs sur des lieux publics sont aussi envisagés.

Photo : Une trentaine de jardiniers ont planté des arbres fruitiers samedi, avec les conseils d'Isabelle Calvière et Henri Bureau (au centre).

Vous pouvez écouter le reportage sur Radio Albigès ici !

Source :
La Dépêche

jeudi 12 décembre 2013

Le bio est-il vraiment moins productif que le conventionnel ?

L’argument est bien rodé et passablement ancré dans l’esprit de tout un chacun. Si nous ne passons pas massivement à l’agriculture biologique en France et dans le monde, c’est parce qu’ « on ne pourrait pas nourrir la planète ».

Depuis quelques années, études, contre-études, proclamations et démentis se succèdent. A tel point qu’il devient difficile de se faire une idée claire et de soutenir une position. Au delà des chapelles et des idéologies, regardons concrètement ce qu’il en est.

 

Le bio 25% moins productif


Les derniers travaux officiels, et certainement les plus communément admis sur la question, ont été publiés par la revue Nature en 2012. Ils s’appuient sur les résultats de 66 études. Les chercheurs américains et canadiens y ont mené 316 comparaisons entre bio et conventionnel sur 34 espèces. La synthèse de ces travaux montre qu’en moyenne, les rendements de l’AB sont 25% inférieurs à l’hectare. Avec une grande disparité selon les cultures : si les fruits n’ont un rendement inférieur que de 3% et les légumineuses de 8%, les légumes et le blé culminent à 33 et 40%. D’autres études en Europe et aux Etats-Unis (comme celle de l’Institut de recherche pour l’agriculture biologique en Suisse qui a duré 21 ans) s’accordent sur un rendement global de -20%.
L’étude de Nature conclut donc qu’il sera impossible de nourrir l’ensemble de la planète avec l’agriculture biologique sans augmenter les surfaces cultivées.
L’affaire semble entendue.Mais est-ce réellement si simple ?

 

Productif dans quelles conditions ?


Si les rendements peuvent être froidement quantifiés et lissés dans des moyennes, ils sont réalisés dans des conditions qui sont loin d’être uniformes sur la planète. Et en fonction du contexte, les résultats peuvent être très différents.
Ainsi, dans un rapport présenté devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU le 8 mars 2011, Olivier de Schütter, rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation expliquait : « Les preuves scientifiques actuelles démontrent que les méthodes agroécologiques sont plus efficaces que le recours aux engrais chimiques pour stimuler la production alimentaire dans les régions difficiles où se concentre la faim. À ce jour, les projets agroécologiques menés dans 57 pays en développement ont entraîné une augmentation de rendement moyenne de 80% pour les récoltes, avec un gain moyen de 116% pour tous les projets menés en Afrique. »  Ce qui l’amène à conclure que : « L’agroécologie peut doubler la production alimentaire de régions entières en 10 ans tout en réduisant la pauvreté rurale et en apportant des solutions au changement climatique. » Chiffres qui peuvent surprendre à la lumière de la première étude citée.
Mais Olivier de Schütter s’est concentrée sur les zones où sévit la faim (même si des expériences en France et en Allemagne sont citées) et où le taux de mécanisation est assez faible. Dans le monde, 28 millions de paysans possèdent un tracteur, 25 millions utilisent la traction animale et 1,250 milliards de paysans n’ont que leurs mains pour travailler la terre. Or, pour obtenir des rendements aussi élevés, l’agriculture conventionnelle repose sur des performances technologiques et énergétiques (énergies fossiles pour la plupart) aussi bien qu’agronomiques. L’agroécologie, comme la permaculture, s’appuyant sur les services rendus par les écosystèmes, est donc bien plus performante dans des contextes où la mécanisation est limitée. Et bien plus pertinente pour lutter contre le dérèglement climatique, l’érosion, la pollution de l’eau, des sols, des aliments et bien entendu la faim. Dans un contexte de raréfaction du pétrole bon marché, d’endettement croissant des paysans, de contraintes écologiques fortes et de crise économique globale, il est nettement plus réaliste de miser sur ces techniques au Nord comme au Sud, plutôt que d’imaginer équiper l’ensemble des paysans du globe en tracteurs, moissonneuses, OGM, engrais et produits phyto en tous genre…

 

Productif pour quoi faire ?


Certes, mais pourrons-nous réellement nourrir la population et faire vivre les paysans français, européens, américains… avec ces méthodes ? Là aussi, plusieurs données viennent nous éclairer sur la question.
L’étude menée par Agroparitech et l’INRA avec la ferme du Bec Hellouin (voir Kaizen 1) a montré, à mi-parcours, qu’il est possible de produire l’équivalent de 200 paniers de légumes à 10 euros sur 2000 m2 et de générer un chiffre d’affaire de 32 000 euros annuel sur 1000 m2. Ce qui prouve que la culture maraîchère en permaculture peut être à la fois très rentable et très productive sur de petites surfaces.
Parallèlement, l’étude comparative menée par l’institut Rodale de Pennsylvanie sur 30 ans, essentiellement sur du maïs et du soja (qui occupent 49% de l’espace agricole américain) révèle que passées les trois premières années, les rendements du bio sont sensiblement les mêmes que ceux du conventionnel pour ces grandes cultures. L’agriculture biologique est même 30% plus performante les années de sécheresse. Meilleure que les OGM « résistant à la sécheresse » qui améliorent de 6 à 13% les rendements classiques. Mais le plus intéressant est que l’agriculture biologique s’est montrée trois fois plus rentable, a nécessité 45% d’énergie en moins, amélioré la qualité des sols, augmenté la recharge des eaux souterraines (15 à 20% de plus) et réduit le ruissellement. Voilà qui est encourageant pour la partie énergétique, économique et sociale.
Mais une seconde série d’indications l’est peut-être plus encore. Publié jeudi 10 janvier 2013 par l’Institution of Mechanical Engineers (IME), l’organisation britannique des ingénieurs en génie mécanique, le rapport Global Food ; Waste Not, Want Not révèle que 30 à 50 % des 4 milliards de tonnes d’aliments produits chaque année sur la planète ne finissent jamais dans une assiette. Soit jetés par les consommateurs, soit détruits par les producteurs. Les raisons vont du simple gâchis quotidien aux dates de péremptions trop strictes, à l’exigence de produits esthétiquement sans défauts, mais également aux mauvaises pratiques agricoles.
Nous ne sommes donc pas confrontés à un déficit de production alimentaire, mais à un déficit d’organisation et de bonnes pratiques. Même en admettant que la production biologique soit 25% moins performante que la production conventionnelle, éviter le gâchis (mise en place de circuits court, diminution de la taille des structures, meilleures pratiques agricoles…) suffirait à nous faire trouver l’équilibre.

 

Alors ?


En résumé, l’agroécologie et la permaculture sont déjà plus performantes sur des petites surfaces et particulièrement pertinentes dans les pays peu mécanisés et où la sécurité alimentaire n’est pas assurée. Comme l’agriculture biologique dans son ensemble, elles apportent plus de garantie de pérennité et de résilience à long terme. Etant donné les contraintes auxquelles nous faisons face, ces méthodes gagneraient à être généralisées dans nos pays, accompagnées de modifications structurelles sur les circuits de production, distribution, consommation. On pourrait se demander pourquoi nous ne prenons pas ce virage. Peut-être parce que, comme le dit Olivier de Schütter, « en dépit de son incroyable potentiel dans la réalisation du droit à l’alimentation, l’agroécologie est encore insuffisamment soutenue par des politiques publiques ambitieuses, et peine donc encore à dépasser le stade expérimental. » Alors, aux jardins citoyens !

 

Source : Article de Cyril Dion pour Kaizen Magazine