vendredi 27 septembre 2013

Kokopelli : L'association qui œuvre pour la cause de la biodiversité...

Kokopelli, c'est une équipe de militants qui oeuvrent avec un très grand dynamisme et un dévouement total pour la cause de la biodiversité et des Semences de Vie .

L'association distribue des semences issues de l'agriculture biologique et biodynamique dans le but de préserver la biodiversité semencière et potagère.



 Cette association qui compte 6 448 adhérents (fin 2011) propose aux jardiniers amateurs ou institutionnels plus de 2 000 variétés de semences de plantes et variétés potagères à cultiver et à préserver de la disparition (semences de nombreuses variétés anciennes).
Les objectifs affichés de l'association sont de :

  • contribuer à la sauvegarde de la biodiversité planétaire,
  • rendre accessible aux jardiniers européens des variétés anciennes de plantes et en particulier des variétés potagères, devenues rares,
  • redonner des semences traditionnelles aux paysans du Tiers monde (Inde, etc.),
  • favoriser la naissance de réseaux paysans pour préserver la culture de variétés anciennes et de semences traditionnelles dans le Tiers monde,
  • mettre en place des centres de ressources génétiques dans le Tiers monde,
  • préserver l'existence des semences non OGM et l'agriculture paysanne.
Kokopelli propose deux gammes de semences : une gamme « boutique » d'environ 1 700 variétés de semences produites par son réseau de producteurs de semences bio certifiées par des organismes de certification ; et une gamme « collection » de plus de 2 200 variétés dont une partie est produite par les adhérents au service des adhérents. 
Les semences de la gamme collection ne sont pas commercialisées et sont disponibles gratuitement pour les membres actifs et bienfaiteurs ainsi que toute personne active dans la production de semences de cette gamme. Des adhérents produisent des semences dans leurs jardins familiaux qui peuvent être envoyées dans les communautés rurales du Tiers-Monde qui en font la requête.

Kokopelli distribue commercialement des semences bio dans toute l'Europe et a une antenne en Belgique, en Italie et en Suisse. La finalité de ses autres antennes Brésil, au Costa Rica, en Inde et au Népal est de distribuer des semences gratuites, de favoriser la création de banques de semences communautaires et de promouvoir des techniques d'Agroécologie tempérée et tropicale.

Pour visiter le site Kokopelli cliquez ici !

jeudi 12 septembre 2013

3 manières de soutenir « légalement » les semences libres


Un brevet, un droit d’obtention végétal… sur le vivant ? 

Beaucoup sont surpris, voir horrifiés, qu’il existe des droits de propriété intellectuelle sur les semences. Sans rentrer dans le débat complexe du pourquoi, parlons solutions alternatives à la portée de tous.

A l’époque de l’omniprésence de Microsoft, certains se sont tournés vers les logiciels libres comme alternative. Dans cette même logique, nombreux sont ceux qui cherchent à soutenir les semences libres de tout droit de propriété intellectuelle. Mais comment faire ?
Avant de proposer trois pistes de solutions, il faut d’abord comprendre dans quels méandres juridiques se loge le contexte des semences.




Le domaine public, un vivier de variétés libres de droits 

Il existe un système de droit d’obtention végétal sur les variétés végétales en France depuis 1970. Un droit de propriété intellectuelle est toujours limité dans le temps (aujourd’hui de 25 et 30 ans pour une variété végétale). Il existe donc automatiquement le domaine public. Une fois le délai  écoulé les variétés « tombent » dans le domaine public. Elles ne tombent pas dans l’oubli ; elles deviennent libres d’utilisation… en principe. 


Le domaine public, un vivier difficile d’accès
Les livres de Zola sont aujourd’hui dans le domaine public et donc librement reproductibles par qui le souhaite et peuvent être commercialisés. A la différence des livres et des logiciels, les semences sont un marché soumis à autorisation de mise sur le marché (AMM), comme les médicaments. Les variétés doivent satisfaire des critères pour être commercialisables et être « inscrites au Catalogue officiel » ; mêmes les variétés du domaine public (nb : avant 1960, ce n’était pas le cas ; seules les variétés nouvelles devaient obtenir une AMM).

L’enjeu : une variété ne peut être commercialisée « à titre gratuit ou onéreux » que si elle est inscrite dans un Catalogue officiel. C’est une barrière importante à l’utilisation du domaine public : sachant qu’il y a un coût d’inscription et de maintien au Catalogue, aucune personne privée n’a un intérêt financier à obtenir l’AMM pour une variété qui peut être commercialisée par tous. 

Le domaine public, accessible grâce à certains
 Aujourd’hui, certaines interprofessions, certains groupements ou producteurs de semences (notamment en bio) se chargent d’inscrire ou de maintenir l’inscription de telles variétés. Telle la FN3PT (fédération des producteurs de pommes de terre) qui assure l’inscription des pommes de terre du domaine public largement utilisées par les producteurs de pommes de terre : (ex : la Charlotte, la Bintje, la Mona Lisa, etc).
Il existe donc un choix, certes restreint, de variétés du domaine public que l’on peut acheter, échanger, et ressemer à volonté. Soulignons, néanmoins que c’est un comble que le domaine public accessible soit plus restreint que le domaine des variétés protégées. C’est comme si nous n’avions accès qu’à une fraction des livres qui ont été écrites depuis des siècles…




Que faire dans ce contexte ? Trois pistes possibles.

  1. Achetez les produits du Domaine Public 
Privilégiez les  fruits et légumes de variétés du domaine public. Par exemple, lorsque vous achetez des pommes de terre, si vous regardez bien, vous aurez souvent le choix dans un supermarché entre la variété Amandine et la variété Charlotte.
Pour la petite histoire, la Charlotte, bien connue pour son goût, sa texture et sa peau blanche, est dans le domaine public depuis 2012. L’Amandine est une nouvelle variété protégée par un droit d’obtention végétale, développée pour ressembler au plus près à la Charlotte, sauf que les spécialistes vous diront qu’elle a bien moins de goût.
A renfort de campagnes de publicité avec Stéphane Berne (voir vidéo ci-dessous), l’objectif des créateurs de l’Amandine serait de la supplanter à la Charlotte, sur laquelle ils n’ont plus l’exclusivité.
Mangez de la Charlotte, de la Mona Lisa, de la Bintje, elles sont libres et ont très bon goût ! Une ébauche de liste des variétés du domaine public est disponible ici.

  1. Achetez les semences du Domaine Public 
Agriculteurs et jardiniers, vous avez besoin de semences ? Préférez les semences du domaine public. D’une part, vous avez le droit de les reproduire autant que vous le souhaitez. D’autre part, beaucoup ont fait leurs preuves depuis des années. Pensez à la délicieuse Charlotte !
Vous pouvez trouver l’ébauche d’une liste des variétés du domaine public qui sont inscrites « au Catalogue » ici. Elles disposent donc d’une autorisation de mise sur le marché (AMM).
Dans cette liste il y a lieu de distinguer les variétés du domaine public qui sont dans le Catalogue commun (commercialisable partout dans l’Union Européenne, en principe, et à toute personne) et les variétés « anciennes » inscrites que un Catalogue de variétés anciennes (qui ne sont commercialisables qu’aux « amateurs », donc des non professionnels (excluant les agriculteurs en principe).
Il y a un travail important et utile à faire pour constituer une liste claire des variétés du domaine public disponibles légalement en France et dans l’Union européenne. Si vous êtes partants pour contribuer à ce travail de fourmi pour le bien de tous, contactez-nous à droitetsemence@gmail.com

  1. Encouragez les agriculteurs à utiliser le Domaine public et vos biocoops à privilégier les variétés du domaine public
Maintenant que vous comprenez (je l’espère) comment vous pouvez « consommer » des semences et leurs produits « libres », parlez-en aux agriculteurs et aux biocoops autour de vous. Dites-leur que vous les soutiendrez s’ils optent pour des variétés du domaine public. Expliquez-leur pourquoi vous souhaitez consommer ainsi.
Ils auront un avantage : ces variétés sont librement reproductibles. Une petite économie pour les agriculteurs sur leur budget semence et surtout la possibilité de se réapproprier leur droit de faire leur semence. Comparez aussi les prix de la Charlotte et l’Amandine… devinez laquelle est moins cher….



Article de Shabnam Anvar est Docteur en Droit (Paris 1). Sa thèse sur la réglementation des semences est en libre accès. Un grand Merci à Olivia Zarcate d’ImagiDroit pour son Infographie pour traduire cet article en images. Vous pouvez la diffuser librement en citant la source (sauf à titre commercial).
 
Pour aller plus loin : Le 17 septembre 2013, avec Mathieu Eisinger (réalisateur), Jeanne Rouchel (réalisatrice et créatrice) et Olivia Zarcate (ImagiDroit), elle organise une conférence et le lancement d’un film d’animation « The Right to Save Seed ». Pour y assister ou recevoir le film lors de son lancement, s’inscrire ici.

Source : Kaizen Magazine sept. 2013

samedi 7 septembre 2013

François Rouilaly vient visiter les Incroyables Comestibles du tarn !

Dans le Tarn, les Incroyables Comestibles se sont mobilisés avec François Rouillay, le coordinateur national des Incroyables Comestibles en France, pour la rentrée de l’abondance partagée sur le territoire !

DSCF5749Le vendredi 6 septembre à Castres, nous nous sommes retrouvés autour d’un repas partagé avec François à Gourjade.

Nous avons échangé avec lui sur les différentes expériences des autres collectifs Incroyables Comestibles, et sur nos projets.


Le samedi 7 septembre à Albi François était présent sur le stand des Incroyables Comestibles lors de la journée des associations.

Ensuite, il a donné une conférence à 20h au grand amphithéâtre de l’Université Champollion.


Vous pouvez écouter ici l’interview de 5 minutes de François, faite à la sortie de la conférence par Henri Bureau, coordinateur des IC à Albi.
Et le dimanche 8 septembre, c’est avec les Incroyables Comestibles Graulhet que François a passé la journée.

vendredi 30 août 2013

Les miracles de la permaculture

La productivité insoupçonnée de la terre

 


 
Faites le test autour de vous. Affirmez haut et fort que nous pourrions nous passer des engrais et des pesticides. Ajoutez que l’utilisation de l’espace agricole en France pourrait être optimisée et  que les monocultures défigurent une grande partie de nos paysages. Prétendez que nous pourrions produire beaucoup plus, sur de plus petites surfaces, en recréant des emplois en masse. Arguez que les fermes du XXIème siècle seront non seulement productives, mais magnifiquement belles et que les paysans qui y travailleront gagneront peut être mieux leur vie que les agriculteurs d’aujourd’hui. Terminez en brossant le tableau de villes modernes, culturelles et agricoles. Je ne donne pas cher de votre peau!

Et pourtant, ce que l’agroécologie et la permaculture (entre autres) sont en train d’apporter à la réflexion agronomique démontre, s’il en était encore besoin, à quel point cette vision est fondée. L’expérience que Charles et Perrine Hervé-Gruyer conduisent, dans leur petite ferme du Bec Hellouin est, à ce titre, particulièrement intéressante.
 
Depuis quatre ans, ils ont choisi d’appliquer les principes de la permaculture à leur pratique agricole. La perma-culture, (entendez cultures permanentes) est « un système de conception des installations humaines qui s’inspire de la nature » selon les mots de Charles. Elle va chercher à recréer la grande diversité et l’interdépendance qui existent dans les écosystèmes. Chaque élément va profiter aux autres et se nourrir de l’ensemble. C’est un modèle en boucle, qui ne produit pas de déchets. Les applications de la permaculture sont multiples : villes (notamment les villes en transition), entreprises, économie, énergie…

Appliqués à l’agriculture, ces principes utilisent à la fois les meilleures pratiques élaborées par les paysans depuis des siècles, aux quatre coins de la planète (cultures sur buttes et à étages, compostage, place de l’arbre, complémentarités entre les variétés, traction animale) et tout ce que les sciences du vivant nous ont appris sur le fonctionnement de la nature.
 
L’objectif est de reproduire le fonctionnement extraordinaire des écosystèmes naturels qui, depuis des millions d’années, fonctionnent sans pétrole, sans travail du sol, sans mécanisation et produisent une abondance de vie dans des milieux parfois pauvres en nutriments (forêts tropicales, récifs coralliens…). En créant une relation très étroite entre le biotope, les plantes, les insectes, les animaux, la permaculture va recréer de la profusion là où régnait la pénurie.
 
Comme le dit Charles, « les résultats de la permaculture nous permettent d’imaginer l’avenir des sociétés humaines comme une abondance de biens essentiels (mais pas de gadgets), qui exclurait le gaspillage ».

Quels résultats peut-on observer sur l’exploitation de Charles et Perrine ?

 


 
Charles commence par une mise en garde : « C’est difficile à dire, car nous n’avons pas encore fait d’étude. Lancer des chiffres comme ça, qui n’ont pas été validés ne serait pas très sérieux. Dix pour cent des gens vont trouver que c’est formidable, mais quatre vingt dix pour cent risquent de rejeter en bloc ce que nous avançons. »

La première référence, encore assez imprécise, que Charles et Perrine ont pu constater est que sur les six premiers mois de l’année 2011, ils ont pu alimenter une AMAP de quatre vingt paniers, deux boutiques bio, un restaurant sur la fin de la période, nourrir leur famille de six personnes ainsi que l’ensemble de leurs stagiaires (soit dix personnes en permanence pendant six mois), avec mille cinq cent mètre carrés : l’île jardin (300 m2), la serre (400 m2) et le jardin mandala (800 m2). Deux personnes et demie en moyenne ont travaillé à plein temps sur les parcelles.

« Nous ne pourrons pas faire cela toute l’année, concède Charles, d’autres parcelles sont plantées avec nos légumes d’hiver, mais nous entrevoyons qu’en optimisant notre travail nous arriverions à une productivité beaucoup plus forte que l’approche classique. » Ce qui est plein de modestie lorsque l’on sait que la majorité des AMAP fonctionnent sur deux à quatre hectares pour une moyenne d’une centaine de paniers.

Parmi les influences de Charles et Perrine on trouve notamment les travaux d’Eliott Coleman, créateur, entre autre, d’un semoir manuel multirangs de précision, et ceux de John Jeavons montrant que la productivité des cultures sur buttes peut être jusqu’à dix fois supérieure à l’agriculture biologique mécanisée. Ils s’inspirent également des pratiques des maraîchers de Paris qui, avec six cents hectares de cultures, avaient rendu Paris (environ un million huit-cent mille habitants) autosuffisant en légumes pendant toute la seconde moitié du XIXème siècle. Les parcelles cultivées couvraient en moyenne 4000 m2 avec un travailleur pour 1000 m2 et jusqu’à huit rotations de légumes par an, contre un travailleur pour plusieurs hectares actuellement et des rotations bien moins fréquentes.
Aujourd’hui, ils engagent une étude de trois ans avec l’INRA et AgroPariTech qui permettra de donner un réel  référentiel technico-économique de la productivité et de la rentabilité de leurs pratiques. L’hypothèse de départ est qu’il serait possible de créer un emploi pour 1000 m2cultivés. L’émergence d’une micro-agriculture naturellement très intensive faciliterait l’essor de la production vivrière dans et autour des villes, là où l’accès au foncier est le principal facteur limitant. Mais Charles n’en fait pas un motif d’autosatisfaction. « J’insiste sur le fait que nous ne nous positionnons pas contre nos collègues ou ne cherchons pas à montrer que nous faisons mieux. Nous explorons une manière différente de faire. »

Une révolution agricole

 


 
La révolution que suggère cette expérience est multiple.

Premièrement, elle n’utilise quasiment aucun pétrole, à l’exception de ce qui a été nécessaire à la fabrication des outils manuels et des serres, ou de manière très ponctuelle, un petit motoculteur lors de la création des buttes par exemple.
 
Deuxièmement, elle remet profondément en question notre idée de la taille que devrait avoir une exploitation. Aujourd’hui, pour obtenir le droit d’être maraîcher dans l’Eure (où se trouve la ferme du Bec Hellouin), il faut au minimum justifier d’une surface d’une demie SMI (Surface Minimum d’Installation), soit trois hectares et demi. Les syndicats, les banques, les conseillers techniques, les revues, les salons poussent d’un même élan le jeune agriculteur à grossir, à s’étendre, à se mécaniser pour supposément prospérer. Avec les conséquences que l’on connaît : endettement, fermes toujours plus grandes pour toujours moins de paysans, obligation d’industrialiser les pratiques…
 
Troisièmement, elle suggère une réflexion sur le rôle à donner à la main de l’homme dans la production vivrière. Un grand nombre d’études effectuées dans le monde entier montrent que plus une ferme est petite, plus elle est productive par unité de surface (voir en particulier le rapport récent de la Banque Mondiale sur la petite agriculture familiale et paysanne). Ces analyses mettent en évidence la corrélation entre le soin apporté aux cultures et le niveau de productivité atteint.
Selon ce principe nous pourrions recréer des centaines de milliers d’emplois dans l’agriculture, qui est probablement le plus grand vivier, oublié ou négligé par les politiques de tous bords.
 
Enfin elle laisse entrevoir que la productivité naturelle de la terre est encore mal connue et que son formidable potentiel ne demande qu’à être exploré.

En quoi est-ce une bonne nouvelle? 

D’abord parce que quatre-vingt dix pour cent des fermes dans le monde font moins de deux hectares. Cultivées de façon optimale, elles permettraient de nourrir une population bien plus grande qu’aujourd’hui (comme l’avance l’étude publiée par l’ONU sur l’agroécologie).

 
Ensuite parce que la surface que nous pourrions consacrer à l’agriculture et à l’élevage en France serait doute moindre et laisserait la place à d’autres cultures qui s’avéreront sans doute indispensables, comme celle de forêts nourricières produisant des fruits à coque nutritifs et excellents pour la santé ou celle de la biomasse comme énergie renouvelable et comme source de fabrication d’éco-matériaux pour la construction écologique, tout en restaurant les paysages et en stockant du carbone.
 
Enfin, parce que l’espace dans et autour de nos villes, optimisé et amoureusement jardiné,  pourrait participer activement à nourrir les personnes qui y vivent et à magnifier le paysage.
Une autre vision de l’agriculture.

Source : http://kaizen-magazine.com/les-miracles-de-la-permaculture/

jeudi 20 juin 2013

Compte rendu de la réunion de présentation, le jeudi 13 juin 2013

Présences : 30 personnes

Déroulement de la soirée :
• Présentation du mouvement Incroyables Comestibles
• Diffusion du témoignage de François Rouillay
• Tour de parole sur les ressentis de chacun
• Présentation du collectif Incroyables Comestibles Castres
• Tour de parole sur les envies et idées à développer

1 - Présentation des incroyables comestibles :
Les Incroyables comestibles sont des initiatives citoyennes en lien avec la terre nourricière.
Ces actions reconnectent les gens entre eux, stimulent une production locale et recréent autour de nous l'abondance partagée. Les principales missions sont l’autosuffisance et la coopération plurielle à tous les niveaux.
Nous sommes à aujourd'hui 5 initiatives sur le département. Notre action a pour objectif que la collectivité devienne un espace de partage, d'entraide et de solidarité. Nous souhaitons rendre ainsi possible une nourriture locale de qualité, autant pour la santé que pour l'environnement.

2 - Visionnage du film :
François Rouillay est le coordinateur en France des Incroyables Comestibles. Il nous retrace l'histoire des Incroyables Comestibles, sa pollinisation un peu partout en France et dans le monde, différentes initiatives à souligner.
Ce mouvement qui commence par chaque petit pas de tout un chacun est donc un mouvement ascendant, porté par les citoyens, et qui peut être soutenu et rejoint par les collectivités publiques.
Aller vers le partage, semer des graines de solidarité, agir concrètement, se regrouper, se relier les uns aux autres : voilà des ingrédients simples mais efficaces pour permettre à un monde meilleur de se manifester.
Et parce que les enfants sont le monde de demain, les Incroyables Comestibles portent l'éducation et la participation intergénérationnelle au coeur de leurs projets : ainsi, de nombreux projets sont portés par des enfants, des écoles, etc.
3 - Tour de salle sur le ressenti de chacun :
  • Interpellé par la pollution en ville (15 m par rapport une voie de circulation)
  • Beaucoup de gens ne sont pas reçu par des associations caritative et certains n’ont rien pour se nourrir, est-ce qu’une expérience comme ça pourrait les intéresser ?
  • Problème de terrain à mettre à leur disposition.
  • La difficulté est-ce que ce n’est pas à apprendre aux gens à semer, cultiver… besoin d’être aidé dans la démarche
  • Possibilité de formation, d’accompagnement
  • Discuter entre nous, permet de se donner des ficelles
  • Beaucoup de pédagogie
  • Beaucoup de chose à recréer, coopération, levier transformateur
  • Toucher les enfants et les personnes âgées
  • Jardin de l’évêché
  • Au pied des immeubles de Lameilhé
  • Pour sensibiliser les gens il faut que ce soit à proximité des gens. Lien social auprès de chaque habitat collectif
  • La passion c’est ce qui anime les êtres humains
4 - Présentation des Incroyables Comestibles Castres :

Présentation du collectif et des actions en cours.

5 - Tour de parole sur les envies et idées à développer :
  • Les jardins peuvent se faire partout (ville – campagne)
  • Espaces vert de Lameilhé. Comment solliciter la mairie. Utiliser photoshop, pour faire une proposition d’aménagement de jardin.
  • Planter et cultiver ensemble peut être des projets collectifs dynamisants
  • La question du brevet du vivant.
  • Ecole de Lambert à la rentrée, classe des petits (3ans)
  • Travailler en relation avec les associations pour personnes précaires
  • Actions à faire en dehors des associations ?
  • Composteur distribué par la communauté d’agglomération
  • Idée de fonctionner par projet
  • Composteur et réserve d’eau dans un immeuble semi collectif.
  • Faire un blog.
  • Stéphane : idée de photoshop
  • Jerome propose un lieu pour fabriquer des bacs, jésus amène le bois et guide à la fabrication.
  • Gérard propose des vitres pour faire des semis
  • Gisèle propose pour amener plants et coordination, relais arrosage pour le terrain de Tournemire.
  • Michel personne relais pour les plants
  • Mise en relation yohan, anaïs avec personnes de Labruguière
  • Atelier pour créer le blog


dimanche 5 mai 2013

Les Rencontres Colibris à Lagarrigue (Tarn)



« Planter ce que l’on mange … On le fait ! »

Journée Terre Nourricière, le Dimanche 5 mai 2013
 
Producteurs & jardiniers sont invités à venir  échanger sur leurs pratiques, leurs  méthodes, leurs approches du jardin, de la production, de la gestion de l’eau,  etc…


Toute la journée un bar sera ouvert, avec boissons et petite restauration proposés par Mesclavie, et pour les enfants, un Espace avec animations et jeux en bois, sous lieu ombragé. Au stand de présentation Les Colibris de l’Autan  vous pourrez échanger avec des membres du Groupe Local. Informations sur le  mouvement, sur les actions locales, adhésions à l’association, et vente  des tickets repas du soir


- Auberge Occitane – (à partir de 12h )
Repas partagé, où chacun amène ses couverts et un plat à partager, autour de l’initiative « Incroyables Comestibles Castres »


- Incroyables Comestibles Castres -
Lancée par  deux  mères de famille en 2008 à Todmorden, l’une des villes du nord de  l’Angleterre fortement touchée par la crise économique, la démarche participative Incroyables Comestible est une  incroyable aventure qui transforme le paysage et les rapports humains partout où elle passe ! En lien avec la terre  nourricière, c’est une action citoyenne planétaire de reconnexion des gens entre eux. Elle stimule une production locale et recrée autour de nous  l’abondance partagée. + d’infos
- Animation : Diffusion et échanges autour du témoignage de François Rouillay  coordinateur national des Incroyables Comestibles.
- Animation : Don de plants prêts à adopter, et à mettre en terre ou en bacs, et à partager…
- Atelier : « Seeds Bombs » ou « Seed Balls, fabriquons nos « bombes à graines »…
- Atelier : Fabrication de bacs de plantation à l’aide de palettes recyclées
- Atelier : Fabrication de pots à planter à base de papiers recyclés, et de sachets à graines


- Semences de  Vie -
Aujourd’hui certaines lois remettent en cause les semences dans leur diversité ainsi que dans leur utilisation.
Face au brevetage du vivant, le partage pour une sauvegarde de la biodiversité semencière, faire ses propres semences, bourse d’échanges de graines…
- Animation : Semences Paysannes, des personnes du réseau sont invitées à venir en parler
- Animation : Pétanielle, des personnes de l’association sont invitées à venir en parler.
- Atelier : Faire ses propres semences
- Animation : Bourse d’échanges de graines


- Initiation à la Permaculture -
La permaculture est une science de conception de cultures, de lieux de vie, et de systèmes agricoles humains utilisant des principes d’écologie et le savoir des sociétés traditionnelles pour reproduire la diversité, la stabilité et la résilience des écosystèmes naturels.
- Animation : Les principes de la permaculture, et les bases de la conception d’un jardin en permaculture
- Atelier : Création d’une »butte en lasagnes »…
- Atelier : Le Bois Raméal Fragmenté


- Initiation à la Bio-dynamie -
L’agriculture biodynamique appelée communément biodynamie est un système de production agricole dont les bases ont été posées par Rudolf Steiner. Cette méthode consiste à regarder le concept d’« organisme agricole » comme un organisme vivant, le plus diversifié et le plus autonome possible, avec le moins d’intrants en ce qui concerne le vivant.
- Animation : Echanges avec Francis Pautrat autour de la Bio-dynamie appliquée au jardin,à l’agriculture et au rucher.
- Atelier : Préparation d’un compost bio-dynamique


- Plantes Sauvages & Médicinales -
Les vertus des plantes, randonnée découverte des plantes comestibles sauvages locales
- Animation : Des membres du Syndicat des SIMPLES sont invitées à venir tenir un stand et échanger sur leur pratiques
- Atelier : Randonnée découverte des plantes comestibles sauvages locales…


- Apéritif de clôture – (à partir de 18 h)
Échanges, partages & plein de surprises … ?

vendredi 26 avril 2013

Nouvelles perspectives pour l’abondance partagée dans le Tarn ...


Le jeudi 25 avril, une dizaine de Colibris du Pays de l’Autan décident de commencer à transformer leur territoire en jardin d’abondance, et démarrent une initiative Incroyables Comestibles dans le Tarn Sud.

Lancée par  deux  mères de famille en 2008 à Todmorden, l’une des villes du nord de  l’Angleterre fortement touchée par la crise économique, la démarche participative Incroyables Comestible est une  incroyable aventure qui transforme le paysage et les rapports humains partout où elle passe !

En lien avec la terre  nourricière, c’est une action citoyenne planétaire de reconnexion des gens entre eux. Elle stimule une production locale et recrée autour de nous l’abondance partagée. + d’infos

Pour démarrer localement cette action citoyenne, rendez-vous a été donné le jeudi suivant devant le panneau de la ville de Castres pour se prendre en photo et commencer ainsi la première des 5 étapes.
Le mouvement est partit, aujourd’hui chacun fait sa part, en attendant de se retrouver le dimanche 5 mai à Lagarigue, lors de la journée Terre Nourricière des Rencontres Colibris

Vous pouvez également retrouver les Incroyable Comestibles Castres et suivre leur actualité sur leur page Facebook, en cliquant ici !