jeudi 14 novembre 2013

Techniques et avantages de la Culture sur Buttes.

On les voit fleurir un peu partout, elles représentent une vraie révolution dans notre relation au sol et notre façon de cultiver. Symboles par excellence de l’agroécologie mais surtout de la permaculture , elles n’en sont pourtant qu’un élément parmi d’autres. Elles représentent l’antithèse du jardin à la papa : un espace riche et vivant, résistant à la sécheresse, à l’excès de pluie, un espace multidimensionnel extrêmement productif qui peut même être auto-fertile.

L’observation et l’imitation de la Nature nous ouvre de nouvelles portes délivrées du travail du sol, des intrants chimiques et du pétrole, pour une agriculture non plate, non linéaire, vivante et qui crée de la fertilité. 

C’est Emilia Hazelipp qui semble la première avoir importé la culture sur butte en France. S’inspirant des travaux de Masanobu Fukuoka et de Marc Bonfils, elle a créée ce qu’elle appelle les jardins "synergétiques" : sous forme de buttes, sans travail du sol, systématiquement recouvert de paille, des "chemins de culture" aux formes rondes et serpentiformes ou gambades joyeusement une armée de canards coureurs se délectant des limaces.
 
Cultures sur buttes à la ferme du Bec Hellouin

Deux grands courants pratiquent la culture sur buttes : le premier d’inspiration biointensive, le second d’inspiration permaculturale. La biointensive cherche en gros à maximiser le rendement aussi vite que possible en utilisant tous les moyens biologiques à disposition du jardinier. La permaculture recherche plutôt à imiter la nature, et à éviter les pratiques trop coûteuses en travail, quitte à obtenir un rendement plus faible ou à prendre plus de temps pour obtenir un résultat. Mais les deux ont des points communs, notamment l’utilisation des buttes, la création d’un écosystème complet, l’amélioration du sol.

  • Quels sont les avantages ?
  1. tout d’abord, elle évite de se baisser. Quel jardinier ne s’est pas plaint que la terre était basse? La hauteur varie suivant les climats, les besoins, les cultures, la hauteur de la personne qui aura a se baisser. On peut aussi rajouter des bordures en bois qui tiendront la butte dans le temps.
  2. Le paillage systématique, fondamental, permet de :
    - limiter l’enherbement,
    - limiter l’évaporation de l’eau et donc de presque supprimer l’arrosage (hors plantation bien sûr),
    - fournir régulièrement tout au long de l’année la fertilité à la butte par humification (décomposition par la faune du sol) de la couche de mulch,
    - protéger cette fameuse microfaune et son cortège de bactéries, champignons et autres arthropodes du gel, du soleil, du dessèchement et de l’érosion. La terre reste humide et meuble.
  3. Le non travail du sol. Cette capacité alléchante est permise justement par le paillage et la présence forte de la multitude silencieuse, ces jardiniers de l’ombre qui humifient (humidifient aussi d’ailleurs), brassent, mélangent, complexifient et transforment les différents horizons du sol. Ces derniers ne sont jamais dérangés par un quelconque bêchage, même superficiel, et le processus complexe et vital d’aggradation (le contraire de dégradation : accumulation de nutriments et d’éléments) peut se dérouler jusqu’au bout.
  4. La multiplication de microclimats. Suivant l’orientation de la butte (N/S, E/O) on aura des versants plus secs, humides, ombragés, ensoleillés, exposés aux vents dominants, chauds, froids, ce qui permettra d’ajuster au mieux les plantes suivants leurs exigences. De plus le microclimat en sommet et bas de la butte ne sera pas le même. On privilégiera par exemple des plantes grandes et exigeantes en sommet (maïs, courgettes) ou plutôt des plantes frugales en milieu et bas de pentes (oignons, fraises).
  5. L’augmentation de la surface de culture. On passe du 2D à la 3D : la surélévation de notre surface de culture multiplie la surface de plantation. On peut se permettre une grande diversité de végétaux par m² et donc multiplier par là même les associations, rotations, engrais-verts, … et les rendements. Un exemple d’agriculture dite "bio-intensive".
  • Création d'une butte

    Dans tous les cas, la création des buttes est le moment le plus important de la mise en place du jardin. La largeur idéale d’une butte est d’environ 1,20m. Au-delà d’1m40, il peut devenir difficile de travailler. A moins d’1m, la butte n’est plus assez large pour créer un écosystème. 1m20 permet de travailler sans marcher sur les buttes, sans fatigue.

    Les buttes sont espacées par des allées de 30 à 50cm de large. 30cm représentent la longueur d’un pied moyen, 50cm permettent par exemple de travailler à genoux. A chacun de déterminer s’il souhaite plus ou moins de confort. En récupérant la terre de surface des allées, on accroît la profondeur de terre arable. D’autant plus si on a pratiqué un double bêchage. On peut atteindre ainsi 60cm de terre meuble dès la première année.

    On peut se contenter d’un bêchage simple, ou travailler avec un motoculteur, ce qui facilite grandement la tâche sur un grand jardin.
     
  • Forme d'une butte

    Il est inutile de chercher à obtenir une butte trop haute. Si la pente devient trop forte, on aura des problèmes d’érosion. 50cm de hauteur entre le fond des allées et le haut de la butte sont un maximum.


    La forme convexe, arrondie de la butte permet d’augmenter la surface de feuilles des plantes cultivées, et donc la photosynthèse. Inversement, la plus grande profondeur de terre arable permet aux racines de se développer verticalement, et donc de planter un peu plus serré qu’en potager traditionnel. De plus, il est possible de planter en quinconce, ce qui permet de densifier encore la plantation.

    Une culture en biointensive bien menée permet de multiplier au moins par deux le nombre de plantes par unité de surface dans un jardin, tout en accroissant la productivité de chacune des plantes.

  • Associations de cultures.
     
    Il est important de travailler les associations de culture.

    - En biointensive, on cultive généralement deux ou trois espèces complémentaires sur la même planche, en calculant scientifiquement l’espace dont chacune a besoin.

    - En permaculture, on arrive à un nombre d’espèces encore plus important, mais de manière moins calculée.

    Dans les deux cas, on veille aux bonnes associations de plantes, et à avoir une densité optimale de végétation.

     
  • Gestion de l’eau

    La butte étant située en hauteur, les éventuelles inondations ne concerneront que les allées, et la terre des buttes sera particulièrement bien drainée.

    En revanche, en période de sécheresse, l’infiltration des précipitations se fait au niveau des allées, ce qui permet à la butte d’être mieux irriguée en profondeur. Ceci permet aux racines des plantes de se développer autant que possible.

    En climat très sec, on peut inverser la forme du haut de la butte, jusqu’à la rendre concave, pour retenir mieux l’eau.

  •  Amélioration du sol

    Il faut plusieurs années pour qu’une planche de culture atteigne son potentiel optimal. Il faut le temps que la structure du sol se rétablisse, que le taux de minéraux et oligo-éléments remonte, que l’humus se réaccumule, et aussi que le jardinier acquière les connaissances et automatismes nécessaires. A ce moment-là, le sol sera parfaitement structuré, avec un taux optimal de matière organique, un réseau de canaux laissé par les racines et la faune du sol permettant une bonne gestion de l’eau (notamment la remontée d’eau par capillarité en période de sécheresse).

    La biointensive se focalise plutôt sur l’amélioration du taux d’humus dans le sol, par l’adjonction de doses assez importantes de compost.

    Les optiques permaculturales s’attachent plutôt à laisser la faune du sol faire le travail d’humification et de structuration du sol.

  • La butte autofertile dite "Butte Morez"

Robert Morez, ingénieur agronome est un ancien du CIEPAD (Carrefour international d’échanges de pratiques appliquées au développement), et un pionnier de l’agroécologie. Il a notamment beaucoup travaillé avec Pierre Rabhi.
Le principe vient de la vitesse de décomposition  et de la nature des éléments produits lors de la décomposition de différentes couches. Il en résulte un effet "starter" assez impressionnant ainsi qu’une fertilité très importante pendant plusieurs années, due à la dégradation des éléments plus grossiers. Elle peut durer jusqu’à 4 ans. On veillera au départ a installer plutôt des plantes exigeantes (solanacées, courges) pour optimiser les premiers temps d’hyper-fertilité!


Butte sandwich de Robert Morez


Pour fabriquer une butte-sandwich Morez :
  • Creuser une tranchée à 35 cm. Réserver la terre propre.
  • Placer au fond des branches coupées à 30 cm, ronces, lianes… ranger et tasser ; le broyat forestier (BRF) facilite le travail.
  • Etendre des feuilles sèches ou vertes (paille, foin). Tasser et arroser copieusement.
  • Ajouter une couche de fumier ou compost (bouses, fientes) ; ne plus tasser, arroser.« Le sel et le poivre » : Entre chaque couche, saupoudrer un peu de cendres ou de terres (matières minérales, poudre d’os, …)
  • Couvrir avec la terre extraite ; aplanir et établir des passages (30 cm tous les mètres) en étalant de la paille, écorces ou planches, pour circuler sans tasser le sol.
  • Le sol est alors prêt pour les plantations et semis
  • L’arrosage s’effectue dans les "entonnoirs" en plus de l’aspersion, goutte à goutte et capillaires…
Résultat : une forte économie d’eau, une forte production. Le sol retrouvera son niveau original après quelques mois (voire années).


La réalisation d’une butte autofertile en images ici !

  • Les buttes en lasagnes

Cette technique a été mise au point par Patricia Lanza, une jardinière Américaine ne sachant comment se débarrasser des déchets de son restaurant et du jardin. Elle a eut l’idée de les empiler par couches successives en alternant matières brunes riches en carbone et matières vertes riches en azote, sur une épaisseur d’environ trente centimètres, le tout abondamment arrosé pour créer une fermentation, et planter des légumes sur ce substrat.


Coupe d’une butte en lasagne

Les principes de « construction » sont les suivants :
-  favoriser des sources de carbone variées pour apporter des sucres (tontes, épluchures…), de la cellulose (paille, carton, foin…) pour les lombrics, de la lignine (paille, BRF, sciure…)
- alterner le carbone et l’azote, ce dernier étant apporté par les tontes de gazon, les déchets de cuisine, les composts, le vermicompost…
- apporter des « inocula de faune et flore » divers et variés dans toutes la construction: compost (riche en micro-organismes), vermicompost (riche en micro-organismes eisenia à tous stades de développement), bois pourri (riche en champignons), purins de consoude ou autre (riche en micro-organismes) …
- on peut rajouter une poignée de basalte ou de cendres de cheminée pour booster la présence de sels minéraux
- penser à favoriser une structure aérée en plaçant des branches ça et là au fur et à mesure de la construction
- privilégier les matériaux locaux, qu’on a sous la main (ou on invite les voisins à déposer leurs tontes ou autres déchets verts qu’ils ont la méchante habitude de brûler)
- mieux vaut beaucoup de couches fines qu’une grosse couche trop épaisse (attention à l’excès de sciure qui peut « colmater » la butte)
- arroser (la butte doit être humide mais pas dégoulinante, comme une éponge dont on ne tirerait qu’une seule goutte si on l’essorait) et couvrir d’une bonne épaisseur de mulch (carton, paille, foin)
Voir le livre de Jean Paul Collaert "L’art du Jardin en Lasagnes"

  • La variante permacole ou "forestière"

La butte "forestière" est une très ancienne technique utilisée depuis des siècles en Europe de l’Est. Appelée aussi là-bas "Hugelkultur" cette technique consiste à empiler des matières végétales, les recouvrir de terre, et ensuite cultiver dans ces buttes. 
La fertilité de la butte est délivrée par des troncs, branches préalablement coupées quelques mois ou années auparavant. Au fur et à mesure que les troncs vont se décomposer, les racines des plantes au-dessus vont s’implanter plus profondément dans la butte pour y puiser toujours plus d’éléments fertiles. Les nutriments organiques sont délivrés ici par de gros éléments qui mettront plusieurs années à se décomposer. On peut dire qu’on est là dans du vrai "durable".


Butte selon Sepp Holzer
Le grand vulgarisateur de cette technique est le permaculteur autrichien Sepp Holzer . Ce sont chez lui plusieurs hectares en montagne qui sont cultivés et aménagés par cette technique.
Son ouvrage "La permaculture de Sepp Holzer" fait une complète explication avec détails et schémas pour bien intégrer ce principe. + d'infos ...
Un excellent site (en anglais) avec de nombreuses photos pour expliquer cette technique ici !

  • Manuel de la culture sur butte  
Un précurseur de la culture sur buttes en France est Richard Walner de la la ferme en permaculture Au Petit Colibri.
 

Son ouvrage s'adresse au jardiniers débutants ou expérimentés, qui souhaitent pratiquer la culture sur buttes dans un cadre loisir ou professionnel.Ce manuel contient de nombreuses photos et fiches explicatives, plans de cultures précis au fil des saisons, schémas de fabrication et rotations culturales, aide à l'aménagement, etc...
+ d'infos ...

Vous pouvez aussi voir mon album photos, l'expérimentation au printemps 2012 par un débutant des différentes étapes de la création de buttes expliquées et commentées ici !



  • Conclusion
La vie du sol dans toute sa diversité et sa complexité doit être préservée. Les champignons, les vers de terre et les micro organismes se positionnent en surface ou à des profondeurs bien précises aussi il est indispensable d'utiliser la terre sans la retourner.

En réalisant une butte, nous favorisons la reconstitution d'humus en utilisant des matériaux naturels. Cela contribue à restaurer et maintenir la fertilité des sols. Dans un souci d'autonomie et d'économie, les matériaux utilisés sont issus de ressources locales disponibles sur place.
  • Bonus : Quelques vidéos !


Les jardins "synergétiques" d'Emilia Hazelipp...
   
Visite chez Sepp et Veronika Holzer sur le Krameterhof en Autriche...

Philip Forrer nous explique il a réalisé dans l'Aude ses buttes...


Source de l'article : http://prise2terre.wordpress.com/2011/10/25/droit-aux-buttes/

jeudi 7 novembre 2013

Bourse d'échanges de graines et de plants

Selon le célèbre proverbe " A la sainte Catherine, tout (bois) prend racine", le mois de novembre est favorable aux plantations.

Ainsi, la prochaine Bourse d'échange de graines et de plants des Jardins de Madeleine aura lieu samedi 16 novembre à 14h à la Salle polyvalente des cheminots, 48 avenue Capitaine Julia à Albi.

L'entrée est gratuite. Des boissons chaudes seront offertes.

jeudi 31 octobre 2013

LOCAL FOOD ROOTS... Le film sur l'alimentation locale !!

Les racines de l'alimentation locale...


Un nouveau film documentaire va sortir dans quelques jours en Angleterre pour rendre compte des bienfaits du phénomène de l'alimentation locale. Il consacrera la part belle au mouvement des Incroyables Comestibles avec habitants volontaires de Todmorden comme pionniers de la participation citoyenne pour l'agriculture urbaine solidaire avec Incredible Edible.



Le film explore ce qui a été réalisé et où les opportunités du 21ème siècle se trouvent maintenant, y compris par la pertinence de la cuisine locale à nourrir les villes afin d'accroître la visibilité de ce mouvement significatif, informer et inspirer les nouveaux modèles de développement.

Regardez la bande annonce avec Pam Warhurst, Incredible Edible Todmorden, Sheila Dillon, le Programme alimentaire, BBC Radio 4 et George Ferguson, maire de Bristol...

On plante, on arrose, on partage, la nourriture locale est à l'honneur.

Pour voir le clip vidéo de la bande annonce, cliquez ici !

vendredi 25 octobre 2013

Graines de Troc : Une autre façon de s'échanger les graines !

Graines de Troc est une plateforme en ligne où chacun peut proposer et échanger ses graines, en constituant tous ensemble une collection commune.  

Toutes les graines ont leur place : les variétés introuvables mais aussi les plus communes, les anciennes et pourquoi pas d'étonnantes inconnues. 

 

 

Le troc, c'est l'occasion de partager nos richesses et de faire l'expérience d'un autre mode d'échange.

Avec ces gestes simples, vous défendez ce que nos ancêtres nous ont transmis, soutenez les collectifs qui se mobilisent pour défendre la biodiversité cultivée, contre ceux qui confisquent le vivant et l'uniformisent à outrance.

Pour visiter le site Graines de Troc, cliquez ici !

 

vendredi 18 octobre 2013

SOLASEEDS & GABI SEM’


Solaseeds, graines bio légumes, fleurs dites Paysannes ReproductiblesInspirée par nos anciens qui depuis plusieurs milliers d'années ont su conserver et transmettre une grande diversité de variétés, Solaseeds est une chaîne de partage qui œuvre pour la sauvegarde de la biodiversité par le don et l’échange de graines de légumes bio, fleurs, plantes aromatiques et engrais verts…

Solaseeds propose des dons de graines à toutes les personnes soucieuses de contribuer à la sauvegarde, de la biodiversité.

L’année suivante c’est à vous qui avez reçu ces diverses semences d’effectuer ces dons de graines et ainsi de suite...
 
Pour visiter le site Solaseeds cliquez ici



jeudi 17 octobre 2013

Compte rendu de la Réunion d'organisation du jeudi 10 octobre 2013


Présences : Josiane, Christian, Elisabeth, Michel, Rémy, Jennifer, Maryse, Jef, Jésus, Valérie.

Excusés : Jean-Claude, Sylvia, Annick, Jean, Magali, Marion, Hugues.

Nouveaux : Josiane, Christian.
Josiane est végétarienne depuis plusieurs années et aimerait apporter son savoir au groupe.
Christian fait de l informatique libre (voir site lolipotou). Tous les deux sont membres du Sel Vallée du Thoré.

Ordre du Jour :
  • Faire le point sur les actions en cours, et sur les projets à venir
  • Partager sur les envies et les idées de chacun
  • Réflexion sur les besoins, l’organisation et la coordination du collectif.

1 - Les actions faites, et celles en cours :

Après un rappel par Jef de la dernière réunion du 13 juin, nous faisons le point sur les actions passées et en cours :
  • Journée Incroyables Comestibles du 5 mai à Lagarrigue.
  • Vendredi 6 septembre : Rencontre autour d'un repas partagé avec François Rouillay et Henri Bureau à Gourjade.
  • Samedi 7 septembre : Rencontre avec les Incroyables Comestibles Albi lors de la fête des associations, visite du jardin du jardin partagé IC à l'université Champollion, conférence de Francois Rouillay.
  • Jardin collectif de Tournemire : Michel et Jésus mettent en évidence leur lassitude d’être seul à s’occuper du terrain. Manque de monde, manque de bras, d’information interne - récolte à faire pour qui ? pour quoi ?
  • Le Zazou : Valérie nous partage l'expérience positive des bacs réalisés par Fleur et Alberto sur la terrasse de leur café.
  • Les Petits Princes : Valérie nous informe sur l'avancement du projet de la crèche et du groupe scolaire de Laden.
  • Bacs individuels : Chacun partage lors d'un tour de table son expérience suite à la mise de bacs devant son domicile.

2 – Les Projets à venir :
  • Mettre en place un projet IC à l’école de Lambert, développer les baces et les actions sur le village de la Caulié, et relier les deux.
    Valérie se propose référente.
  • Dans le cadre du projet éco-collège, Marion, enseignante au collège Jean Jaurès souhaite monter une activité jardinage en partenariat avec les IC.
    Michel se propose référent.
  • Projet avec le CCAS de Lameilhé qui souhaite expérimenter les IC.
    Michel se propose référent.
  • Magali souhaite développer l'expérience. Elle a fait la demande auprès de la mairie de nouveaux bacs et de pouvoir utiliser un terrain pour les Petits Princes.
    Valérie se propose référente.

3 – Les Besoins :
  • Création d’un blog. JF et Hugues vont s'en occuper, avec l'aide de Christian ?
  • Actions. Fonctionnement par projet, avec un référent.
  • Organisation. Afin de pouvoir se relayer, il serait bénéfique de créer des groupes pour chaque besoin.
    - Coordinateur du groupe : Préparation des réunions, comptes rendus, gestion de la liste des membres, relais d’info, …

    - Communication : Mise à jour du blog, de la page facebook, répondre au mails …

    - Relations publiques  : Stands, associations, événements, élus, presse ...

4 – Prochaines Réunions :

le jeudi 24 octobre : Réunion d’information publique au Zazou.
le jeudi 14 novembre : Repas partagé suivi d'une réunion d'organisation interne IC à la Maison des Associations.
le jeudi 12 décembre : Réunion d’information publique Maison des Associations.
le jeudi 9 janvier 2014 : Repas partagé + galette des rois suivi d'une réunion d'organisation interne IC à la Maison des Associations .

vendredi 27 septembre 2013

Kokopelli : L'association qui œuvre pour la cause de la biodiversité...

Kokopelli, c'est une équipe de militants qui oeuvrent avec un très grand dynamisme et un dévouement total pour la cause de la biodiversité et des Semences de Vie .

L'association distribue des semences issues de l'agriculture biologique et biodynamique dans le but de préserver la biodiversité semencière et potagère.



 Cette association qui compte 6 448 adhérents (fin 2011) propose aux jardiniers amateurs ou institutionnels plus de 2 000 variétés de semences de plantes et variétés potagères à cultiver et à préserver de la disparition (semences de nombreuses variétés anciennes).
Les objectifs affichés de l'association sont de :

  • contribuer à la sauvegarde de la biodiversité planétaire,
  • rendre accessible aux jardiniers européens des variétés anciennes de plantes et en particulier des variétés potagères, devenues rares,
  • redonner des semences traditionnelles aux paysans du Tiers monde (Inde, etc.),
  • favoriser la naissance de réseaux paysans pour préserver la culture de variétés anciennes et de semences traditionnelles dans le Tiers monde,
  • mettre en place des centres de ressources génétiques dans le Tiers monde,
  • préserver l'existence des semences non OGM et l'agriculture paysanne.
Kokopelli propose deux gammes de semences : une gamme « boutique » d'environ 1 700 variétés de semences produites par son réseau de producteurs de semences bio certifiées par des organismes de certification ; et une gamme « collection » de plus de 2 200 variétés dont une partie est produite par les adhérents au service des adhérents. 
Les semences de la gamme collection ne sont pas commercialisées et sont disponibles gratuitement pour les membres actifs et bienfaiteurs ainsi que toute personne active dans la production de semences de cette gamme. Des adhérents produisent des semences dans leurs jardins familiaux qui peuvent être envoyées dans les communautés rurales du Tiers-Monde qui en font la requête.

Kokopelli distribue commercialement des semences bio dans toute l'Europe et a une antenne en Belgique, en Italie et en Suisse. La finalité de ses autres antennes Brésil, au Costa Rica, en Inde et au Népal est de distribuer des semences gratuites, de favoriser la création de banques de semences communautaires et de promouvoir des techniques d'Agroécologie tempérée et tropicale.

Pour visiter le site Kokopelli cliquez ici !

jeudi 12 septembre 2013

3 manières de soutenir « légalement » les semences libres


Un brevet, un droit d’obtention végétal… sur le vivant ? 

Beaucoup sont surpris, voir horrifiés, qu’il existe des droits de propriété intellectuelle sur les semences. Sans rentrer dans le débat complexe du pourquoi, parlons solutions alternatives à la portée de tous.

A l’époque de l’omniprésence de Microsoft, certains se sont tournés vers les logiciels libres comme alternative. Dans cette même logique, nombreux sont ceux qui cherchent à soutenir les semences libres de tout droit de propriété intellectuelle. Mais comment faire ?
Avant de proposer trois pistes de solutions, il faut d’abord comprendre dans quels méandres juridiques se loge le contexte des semences.




Le domaine public, un vivier de variétés libres de droits 

Il existe un système de droit d’obtention végétal sur les variétés végétales en France depuis 1970. Un droit de propriété intellectuelle est toujours limité dans le temps (aujourd’hui de 25 et 30 ans pour une variété végétale). Il existe donc automatiquement le domaine public. Une fois le délai  écoulé les variétés « tombent » dans le domaine public. Elles ne tombent pas dans l’oubli ; elles deviennent libres d’utilisation… en principe. 


Le domaine public, un vivier difficile d’accès
Les livres de Zola sont aujourd’hui dans le domaine public et donc librement reproductibles par qui le souhaite et peuvent être commercialisés. A la différence des livres et des logiciels, les semences sont un marché soumis à autorisation de mise sur le marché (AMM), comme les médicaments. Les variétés doivent satisfaire des critères pour être commercialisables et être « inscrites au Catalogue officiel » ; mêmes les variétés du domaine public (nb : avant 1960, ce n’était pas le cas ; seules les variétés nouvelles devaient obtenir une AMM).

L’enjeu : une variété ne peut être commercialisée « à titre gratuit ou onéreux » que si elle est inscrite dans un Catalogue officiel. C’est une barrière importante à l’utilisation du domaine public : sachant qu’il y a un coût d’inscription et de maintien au Catalogue, aucune personne privée n’a un intérêt financier à obtenir l’AMM pour une variété qui peut être commercialisée par tous. 

Le domaine public, accessible grâce à certains
 Aujourd’hui, certaines interprofessions, certains groupements ou producteurs de semences (notamment en bio) se chargent d’inscrire ou de maintenir l’inscription de telles variétés. Telle la FN3PT (fédération des producteurs de pommes de terre) qui assure l’inscription des pommes de terre du domaine public largement utilisées par les producteurs de pommes de terre : (ex : la Charlotte, la Bintje, la Mona Lisa, etc).
Il existe donc un choix, certes restreint, de variétés du domaine public que l’on peut acheter, échanger, et ressemer à volonté. Soulignons, néanmoins que c’est un comble que le domaine public accessible soit plus restreint que le domaine des variétés protégées. C’est comme si nous n’avions accès qu’à une fraction des livres qui ont été écrites depuis des siècles…




Que faire dans ce contexte ? Trois pistes possibles.

  1. Achetez les produits du Domaine Public 
Privilégiez les  fruits et légumes de variétés du domaine public. Par exemple, lorsque vous achetez des pommes de terre, si vous regardez bien, vous aurez souvent le choix dans un supermarché entre la variété Amandine et la variété Charlotte.
Pour la petite histoire, la Charlotte, bien connue pour son goût, sa texture et sa peau blanche, est dans le domaine public depuis 2012. L’Amandine est une nouvelle variété protégée par un droit d’obtention végétale, développée pour ressembler au plus près à la Charlotte, sauf que les spécialistes vous diront qu’elle a bien moins de goût.
A renfort de campagnes de publicité avec Stéphane Berne (voir vidéo ci-dessous), l’objectif des créateurs de l’Amandine serait de la supplanter à la Charlotte, sur laquelle ils n’ont plus l’exclusivité.
Mangez de la Charlotte, de la Mona Lisa, de la Bintje, elles sont libres et ont très bon goût ! Une ébauche de liste des variétés du domaine public est disponible ici.

  1. Achetez les semences du Domaine Public 
Agriculteurs et jardiniers, vous avez besoin de semences ? Préférez les semences du domaine public. D’une part, vous avez le droit de les reproduire autant que vous le souhaitez. D’autre part, beaucoup ont fait leurs preuves depuis des années. Pensez à la délicieuse Charlotte !
Vous pouvez trouver l’ébauche d’une liste des variétés du domaine public qui sont inscrites « au Catalogue » ici. Elles disposent donc d’une autorisation de mise sur le marché (AMM).
Dans cette liste il y a lieu de distinguer les variétés du domaine public qui sont dans le Catalogue commun (commercialisable partout dans l’Union Européenne, en principe, et à toute personne) et les variétés « anciennes » inscrites que un Catalogue de variétés anciennes (qui ne sont commercialisables qu’aux « amateurs », donc des non professionnels (excluant les agriculteurs en principe).
Il y a un travail important et utile à faire pour constituer une liste claire des variétés du domaine public disponibles légalement en France et dans l’Union européenne. Si vous êtes partants pour contribuer à ce travail de fourmi pour le bien de tous, contactez-nous à droitetsemence@gmail.com

  1. Encouragez les agriculteurs à utiliser le Domaine public et vos biocoops à privilégier les variétés du domaine public
Maintenant que vous comprenez (je l’espère) comment vous pouvez « consommer » des semences et leurs produits « libres », parlez-en aux agriculteurs et aux biocoops autour de vous. Dites-leur que vous les soutiendrez s’ils optent pour des variétés du domaine public. Expliquez-leur pourquoi vous souhaitez consommer ainsi.
Ils auront un avantage : ces variétés sont librement reproductibles. Une petite économie pour les agriculteurs sur leur budget semence et surtout la possibilité de se réapproprier leur droit de faire leur semence. Comparez aussi les prix de la Charlotte et l’Amandine… devinez laquelle est moins cher….



Article de Shabnam Anvar est Docteur en Droit (Paris 1). Sa thèse sur la réglementation des semences est en libre accès. Un grand Merci à Olivia Zarcate d’ImagiDroit pour son Infographie pour traduire cet article en images. Vous pouvez la diffuser librement en citant la source (sauf à titre commercial).
 
Pour aller plus loin : Le 17 septembre 2013, avec Mathieu Eisinger (réalisateur), Jeanne Rouchel (réalisatrice et créatrice) et Olivia Zarcate (ImagiDroit), elle organise une conférence et le lancement d’un film d’animation « The Right to Save Seed ». Pour y assister ou recevoir le film lors de son lancement, s’inscrire ici.

Source : Kaizen Magazine sept. 2013

samedi 7 septembre 2013

François Rouilaly vient visiter les Incroyables Comestibles du tarn !

Dans le Tarn, les Incroyables Comestibles se sont mobilisés avec François Rouillay, le coordinateur national des Incroyables Comestibles en France, pour la rentrée de l’abondance partagée sur le territoire !

DSCF5749Le vendredi 6 septembre à Castres, nous nous sommes retrouvés autour d’un repas partagé avec François à Gourjade.

Nous avons échangé avec lui sur les différentes expériences des autres collectifs Incroyables Comestibles, et sur nos projets.


Le samedi 7 septembre à Albi François était présent sur le stand des Incroyables Comestibles lors de la journée des associations.

Ensuite, il a donné une conférence à 20h au grand amphithéâtre de l’Université Champollion.


Vous pouvez écouter ici l’interview de 5 minutes de François, faite à la sortie de la conférence par Henri Bureau, coordinateur des IC à Albi.
Et le dimanche 8 septembre, c’est avec les Incroyables Comestibles Graulhet que François a passé la journée.

vendredi 30 août 2013

Les miracles de la permaculture

La productivité insoupçonnée de la terre

 


 
Faites le test autour de vous. Affirmez haut et fort que nous pourrions nous passer des engrais et des pesticides. Ajoutez que l’utilisation de l’espace agricole en France pourrait être optimisée et  que les monocultures défigurent une grande partie de nos paysages. Prétendez que nous pourrions produire beaucoup plus, sur de plus petites surfaces, en recréant des emplois en masse. Arguez que les fermes du XXIème siècle seront non seulement productives, mais magnifiquement belles et que les paysans qui y travailleront gagneront peut être mieux leur vie que les agriculteurs d’aujourd’hui. Terminez en brossant le tableau de villes modernes, culturelles et agricoles. Je ne donne pas cher de votre peau!

Et pourtant, ce que l’agroécologie et la permaculture (entre autres) sont en train d’apporter à la réflexion agronomique démontre, s’il en était encore besoin, à quel point cette vision est fondée. L’expérience que Charles et Perrine Hervé-Gruyer conduisent, dans leur petite ferme du Bec Hellouin est, à ce titre, particulièrement intéressante.
 
Depuis quatre ans, ils ont choisi d’appliquer les principes de la permaculture à leur pratique agricole. La perma-culture, (entendez cultures permanentes) est « un système de conception des installations humaines qui s’inspire de la nature » selon les mots de Charles. Elle va chercher à recréer la grande diversité et l’interdépendance qui existent dans les écosystèmes. Chaque élément va profiter aux autres et se nourrir de l’ensemble. C’est un modèle en boucle, qui ne produit pas de déchets. Les applications de la permaculture sont multiples : villes (notamment les villes en transition), entreprises, économie, énergie…

Appliqués à l’agriculture, ces principes utilisent à la fois les meilleures pratiques élaborées par les paysans depuis des siècles, aux quatre coins de la planète (cultures sur buttes et à étages, compostage, place de l’arbre, complémentarités entre les variétés, traction animale) et tout ce que les sciences du vivant nous ont appris sur le fonctionnement de la nature.
 
L’objectif est de reproduire le fonctionnement extraordinaire des écosystèmes naturels qui, depuis des millions d’années, fonctionnent sans pétrole, sans travail du sol, sans mécanisation et produisent une abondance de vie dans des milieux parfois pauvres en nutriments (forêts tropicales, récifs coralliens…). En créant une relation très étroite entre le biotope, les plantes, les insectes, les animaux, la permaculture va recréer de la profusion là où régnait la pénurie.
 
Comme le dit Charles, « les résultats de la permaculture nous permettent d’imaginer l’avenir des sociétés humaines comme une abondance de biens essentiels (mais pas de gadgets), qui exclurait le gaspillage ».

Quels résultats peut-on observer sur l’exploitation de Charles et Perrine ?

 


 
Charles commence par une mise en garde : « C’est difficile à dire, car nous n’avons pas encore fait d’étude. Lancer des chiffres comme ça, qui n’ont pas été validés ne serait pas très sérieux. Dix pour cent des gens vont trouver que c’est formidable, mais quatre vingt dix pour cent risquent de rejeter en bloc ce que nous avançons. »

La première référence, encore assez imprécise, que Charles et Perrine ont pu constater est que sur les six premiers mois de l’année 2011, ils ont pu alimenter une AMAP de quatre vingt paniers, deux boutiques bio, un restaurant sur la fin de la période, nourrir leur famille de six personnes ainsi que l’ensemble de leurs stagiaires (soit dix personnes en permanence pendant six mois), avec mille cinq cent mètre carrés : l’île jardin (300 m2), la serre (400 m2) et le jardin mandala (800 m2). Deux personnes et demie en moyenne ont travaillé à plein temps sur les parcelles.

« Nous ne pourrons pas faire cela toute l’année, concède Charles, d’autres parcelles sont plantées avec nos légumes d’hiver, mais nous entrevoyons qu’en optimisant notre travail nous arriverions à une productivité beaucoup plus forte que l’approche classique. » Ce qui est plein de modestie lorsque l’on sait que la majorité des AMAP fonctionnent sur deux à quatre hectares pour une moyenne d’une centaine de paniers.

Parmi les influences de Charles et Perrine on trouve notamment les travaux d’Eliott Coleman, créateur, entre autre, d’un semoir manuel multirangs de précision, et ceux de John Jeavons montrant que la productivité des cultures sur buttes peut être jusqu’à dix fois supérieure à l’agriculture biologique mécanisée. Ils s’inspirent également des pratiques des maraîchers de Paris qui, avec six cents hectares de cultures, avaient rendu Paris (environ un million huit-cent mille habitants) autosuffisant en légumes pendant toute la seconde moitié du XIXème siècle. Les parcelles cultivées couvraient en moyenne 4000 m2 avec un travailleur pour 1000 m2 et jusqu’à huit rotations de légumes par an, contre un travailleur pour plusieurs hectares actuellement et des rotations bien moins fréquentes.
Aujourd’hui, ils engagent une étude de trois ans avec l’INRA et AgroPariTech qui permettra de donner un réel  référentiel technico-économique de la productivité et de la rentabilité de leurs pratiques. L’hypothèse de départ est qu’il serait possible de créer un emploi pour 1000 m2cultivés. L’émergence d’une micro-agriculture naturellement très intensive faciliterait l’essor de la production vivrière dans et autour des villes, là où l’accès au foncier est le principal facteur limitant. Mais Charles n’en fait pas un motif d’autosatisfaction. « J’insiste sur le fait que nous ne nous positionnons pas contre nos collègues ou ne cherchons pas à montrer que nous faisons mieux. Nous explorons une manière différente de faire. »

Une révolution agricole

 


 
La révolution que suggère cette expérience est multiple.

Premièrement, elle n’utilise quasiment aucun pétrole, à l’exception de ce qui a été nécessaire à la fabrication des outils manuels et des serres, ou de manière très ponctuelle, un petit motoculteur lors de la création des buttes par exemple.
 
Deuxièmement, elle remet profondément en question notre idée de la taille que devrait avoir une exploitation. Aujourd’hui, pour obtenir le droit d’être maraîcher dans l’Eure (où se trouve la ferme du Bec Hellouin), il faut au minimum justifier d’une surface d’une demie SMI (Surface Minimum d’Installation), soit trois hectares et demi. Les syndicats, les banques, les conseillers techniques, les revues, les salons poussent d’un même élan le jeune agriculteur à grossir, à s’étendre, à se mécaniser pour supposément prospérer. Avec les conséquences que l’on connaît : endettement, fermes toujours plus grandes pour toujours moins de paysans, obligation d’industrialiser les pratiques…
 
Troisièmement, elle suggère une réflexion sur le rôle à donner à la main de l’homme dans la production vivrière. Un grand nombre d’études effectuées dans le monde entier montrent que plus une ferme est petite, plus elle est productive par unité de surface (voir en particulier le rapport récent de la Banque Mondiale sur la petite agriculture familiale et paysanne). Ces analyses mettent en évidence la corrélation entre le soin apporté aux cultures et le niveau de productivité atteint.
Selon ce principe nous pourrions recréer des centaines de milliers d’emplois dans l’agriculture, qui est probablement le plus grand vivier, oublié ou négligé par les politiques de tous bords.
 
Enfin elle laisse entrevoir que la productivité naturelle de la terre est encore mal connue et que son formidable potentiel ne demande qu’à être exploré.

En quoi est-ce une bonne nouvelle? 

D’abord parce que quatre-vingt dix pour cent des fermes dans le monde font moins de deux hectares. Cultivées de façon optimale, elles permettraient de nourrir une population bien plus grande qu’aujourd’hui (comme l’avance l’étude publiée par l’ONU sur l’agroécologie).

 
Ensuite parce que la surface que nous pourrions consacrer à l’agriculture et à l’élevage en France serait doute moindre et laisserait la place à d’autres cultures qui s’avéreront sans doute indispensables, comme celle de forêts nourricières produisant des fruits à coque nutritifs et excellents pour la santé ou celle de la biomasse comme énergie renouvelable et comme source de fabrication d’éco-matériaux pour la construction écologique, tout en restaurant les paysages et en stockant du carbone.
 
Enfin, parce que l’espace dans et autour de nos villes, optimisé et amoureusement jardiné,  pourrait participer activement à nourrir les personnes qui y vivent et à magnifier le paysage.
Une autre vision de l’agriculture.

Source : http://kaizen-magazine.com/les-miracles-de-la-permaculture/

jeudi 20 juin 2013

Compte rendu de la réunion de présentation, le jeudi 13 juin 2013

Présences : 30 personnes

Déroulement de la soirée :
• Présentation du mouvement Incroyables Comestibles
• Diffusion du témoignage de François Rouillay
• Tour de parole sur les ressentis de chacun
• Présentation du collectif Incroyables Comestibles Castres
• Tour de parole sur les envies et idées à développer

1 - Présentation des incroyables comestibles :
Les Incroyables comestibles sont des initiatives citoyennes en lien avec la terre nourricière.
Ces actions reconnectent les gens entre eux, stimulent une production locale et recréent autour de nous l'abondance partagée. Les principales missions sont l’autosuffisance et la coopération plurielle à tous les niveaux.
Nous sommes à aujourd'hui 5 initiatives sur le département. Notre action a pour objectif que la collectivité devienne un espace de partage, d'entraide et de solidarité. Nous souhaitons rendre ainsi possible une nourriture locale de qualité, autant pour la santé que pour l'environnement.

2 - Visionnage du film :
François Rouillay est le coordinateur en France des Incroyables Comestibles. Il nous retrace l'histoire des Incroyables Comestibles, sa pollinisation un peu partout en France et dans le monde, différentes initiatives à souligner.
Ce mouvement qui commence par chaque petit pas de tout un chacun est donc un mouvement ascendant, porté par les citoyens, et qui peut être soutenu et rejoint par les collectivités publiques.
Aller vers le partage, semer des graines de solidarité, agir concrètement, se regrouper, se relier les uns aux autres : voilà des ingrédients simples mais efficaces pour permettre à un monde meilleur de se manifester.
Et parce que les enfants sont le monde de demain, les Incroyables Comestibles portent l'éducation et la participation intergénérationnelle au coeur de leurs projets : ainsi, de nombreux projets sont portés par des enfants, des écoles, etc.
3 - Tour de salle sur le ressenti de chacun :
  • Interpellé par la pollution en ville (15 m par rapport une voie de circulation)
  • Beaucoup de gens ne sont pas reçu par des associations caritative et certains n’ont rien pour se nourrir, est-ce qu’une expérience comme ça pourrait les intéresser ?
  • Problème de terrain à mettre à leur disposition.
  • La difficulté est-ce que ce n’est pas à apprendre aux gens à semer, cultiver… besoin d’être aidé dans la démarche
  • Possibilité de formation, d’accompagnement
  • Discuter entre nous, permet de se donner des ficelles
  • Beaucoup de pédagogie
  • Beaucoup de chose à recréer, coopération, levier transformateur
  • Toucher les enfants et les personnes âgées
  • Jardin de l’évêché
  • Au pied des immeubles de Lameilhé
  • Pour sensibiliser les gens il faut que ce soit à proximité des gens. Lien social auprès de chaque habitat collectif
  • La passion c’est ce qui anime les êtres humains
4 - Présentation des Incroyables Comestibles Castres :

Présentation du collectif et des actions en cours.

5 - Tour de parole sur les envies et idées à développer :
  • Les jardins peuvent se faire partout (ville – campagne)
  • Espaces vert de Lameilhé. Comment solliciter la mairie. Utiliser photoshop, pour faire une proposition d’aménagement de jardin.
  • Planter et cultiver ensemble peut être des projets collectifs dynamisants
  • La question du brevet du vivant.
  • Ecole de Lambert à la rentrée, classe des petits (3ans)
  • Travailler en relation avec les associations pour personnes précaires
  • Actions à faire en dehors des associations ?
  • Composteur distribué par la communauté d’agglomération
  • Idée de fonctionner par projet
  • Composteur et réserve d’eau dans un immeuble semi collectif.
  • Faire un blog.
  • Stéphane : idée de photoshop
  • Jerome propose un lieu pour fabriquer des bacs, jésus amène le bois et guide à la fabrication.
  • Gérard propose des vitres pour faire des semis
  • Gisèle propose pour amener plants et coordination, relais arrosage pour le terrain de Tournemire.
  • Michel personne relais pour les plants
  • Mise en relation yohan, anaïs avec personnes de Labruguière
  • Atelier pour créer le blog